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Voyager avec des enfants, autrement mais pleinement

  • Photo du rédacteur: niniChan
    niniChan
  • 4 mai
  • 3 min de lecture

Voyager avec des enfants, c’est déjà toute une aventure. Alors forcément, quand il y a en plus des besoins spécifiques, beaucoup se demandent comment faire… ou même si c’est raisonnable de partir. De notre côté, on ne s’est jamais vraiment posé la question comme ça. On ne s’est jamais empêchés de voyager, peu importe l’âge de nos enfants ou leurs particularités. Pour nous, partir a toujours été une évidence.


En revanche, ce qui a évolué, c’est notre manière de voyager. On s’adapte, tout simplement. Je suis convaincue qu’on peut aller presque partout avec des enfants, mais pas forcément de la même façon que tout le monde. Et c’est très bien comme ça.

Avec le temps, on a appris à anticiper certaines choses qui changent vraiment le confort du voyage. Par exemple, pour les longs trajets, on choisit presque toujours des vols en soirée. Le but est simple : que les enfants dorment. Et honnêtement, ça fait une énorme différence. Le voyage est plus calme, ils sont moins fatigués, et nous aussi.


On pense aussi à réserver des repas adaptés quand c’est possible, que ce soit des menus enfants ou des besoins plus spécifiques. C’est un petit détail qui change beaucoup de choses, surtout qu’il faut savoir que les repas spéciaux (végétariens, vegan, sans allergènes…) sont souvent servis en priorité, tout comme les menus enfants. Résultat : moins d’attente, des enfants servis rapidement, et surtout la possibilité de manger en même temps qu’eux, sans décalage. Parce que clairement, devoir jongler entre ton plateau repas et occuper ton enfant qui a déjà fini… c’est vite sportif. Autant s’éviter ça quand on peut.

Une fois dans l’avion. Dans le même esprit, on essaie de rendre tout le processus le plus fluide possible : embarquement prioritaire quand on peut, notamment avec une carte handicap, places côté hublot (chez nous, c’est non négociable), snacks dans le sac et gourdes remplies avant de monter à bord.


Et puis il y a ce petit truc auquel je tiens beaucoup, et qui change complètement l’ambiance du voyage : les surprises.

Les enfants prévoient toujours quelques activités, mais moi, de mon côté, je glisse en cachette des petites nouveautés. Ils ne savent jamais exactement ce que j’ai prévu, et ça crée une vraie excitation. Au moment de sortir les affaires, c’est un peu comme un matin de Noël dans l’avion.

Ça peut être un livre avec des stickers à coller, un petit journal de voyage, un guide du pays qu’on va découvrir, de nouveaux films téléchargés sur la tablette, une nouvelle appli ou même un petit jeu de société version voyage. Rien de spectaculaire, mais le fait que ce soit nouveau attire tout de suite leur attention. Le temps passe plus vite, ils sont contents, et le trajet devient presque un moment attendu.


On essaie vraiment de ne pas voir le transport comme une contrainte. Le voyage commence dès qu’on part de la maison. Alors on joue, on discute, on observe… ou parfois, on ne fait rien, et c’est très bien aussi.



Une autre chose qui nous aide beaucoup, c’est d’accepter de ralentir le rythme, même pendant le trajet. Lors de notre voyage au Japon l’année dernière, on a fait le choix de couper le voyage avec une escale d’une nuit à Séoul. Ce n’était pas une obligation, mais une vraie décision pour rendre le trajet plus agréable.

On a réservé un hôtel simple, abordable, proche de l’aéroport, et ça a complètement changé notre expérience. On a pu se poser, dormir correctement, laisser les enfants bouger un peu… et repartir le lendemain beaucoup plus en forme. Cette pause a clairement réduit la fatigue et le stress.


Voyager avec un enfant aux besoins spécifiques demande un peu plus d’organisation, c’est certain. Il faut anticiper, observer, ajuster. Mais ce n’est pas un frein, loin de là. Ça nous pousse simplement à voyager autrement.

On apprend à être plus attentifs, à respecter le rythme de chacun, à savourer les moments différemment. Et au final, on crée des souvenirs tout aussi forts, si ce n’est plus.


Parce que ce qui compte vraiment, ce n’est pas de voyager parfaitement. C’est de partir, de partager, et de continuer à vivre ces expériences ensemble.

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