top of page

Sayanara, arigatō,

  • Photo du rédacteur: niniChan
    niniChan
  • 6 mai
  • 2 min de lecture

Le moment est venu de te dire au revoir. Pas dans la colère, ni dans le regret, mais avec une gratitude pleine, lucide, et une tendresse qui ne s’effacera pas.


Tu as été, longtemps, le centre silencieux de ma vie. Le premier appartement, invisible mais essentiel, où mes trois enfants ont commencé leur histoire. Trois fois, tu as rendu possible ce qui dépasse les mots. Tu as porté, protégé, abrité. Tu as été ce lieu intime où tout commence, où la vie prend forme avant même d’avoir un visage. Je me souviens de cette évidence tranquille : ils étaient là, chez toi, bercés par moi.


Puis quelque chose s’est déplacé. Le temps, la maladie. L’endométriose, l’adénomyose. Pas d’un coup, mais lentement, comme une présence qui s’installe et qui prend trop de place. Ce qui était refuge est devenu lutte. Ce qui était force est devenu fatigue. Tu n’as pas changé d’intention, mais tu es devenu un lieu de douleur que je ne pouvais plus habiter sans m’y perdre.


Alors aujourd’hui, je choisis de te laisser partir.

Ce n’est pas un abandon. C’est un passage. Je ne renonce pas à moi-même, au contraire, je me rapproche. Je dépose ce qui pesait trop lourd pour pouvoir continuer à avancer.


Merci pour tout ce que tu as permis. Pour la vie que tu as portée, pour les débuts que tu as rendus possibles. Rien de cela ne disparaît. Tout reste, autrement.

Maintenant, je me répare. Je me rassemble. Je me prépare à écrire la suite, sans cette douleur qui m’a longtemps accompagnée, mais avec tout ce que nous avons traversé.

Ce courrier était une étape pour moi, mais peut-être en avez-vous un à écrire aussi ? Si vous souhaitez partager votre propre lettre, qu'elle soit anonyme ou signée, utilisez le formulaire de la page Contact. Je serai ravie de leur offrir une place dans la section 'Vos lettres'.

Commentaires


Newsletter !

bottom of page